untitled-1« Chaque culture exprime son potentiel en lien avec un sol et un climat. Chacune est « de quelque part ». Mais le monde change. Alors, nous avons interrogé 15 spécialistes du territoire et de son aménagement : en regardant à un horizon de quinze ans, comment la notion de « territoire » fonctionne-t-elle de votre point de vue ? Quel rôle joue-t-elle dans la construction d’une vision de l’avenir ? Quel cadre peut-elle offrir à la prise de décisions qui engagent l’économie, le milieu naturel, les collectivités sociales ? Quelles places y tiennent les filières agricoles – notamment les grandes cultures ? Leurs réponses font ce livre. Un ensemble passionnant. »

Jean-François Gleizes

« Des territoires à penser » est publiée par Passion Céréales aux éditions de l’Aube.

Extrait de « Faire un territoire aujourd’hui: Enjeux et défis » de Anne-Claire Vial – Présidente de sol et civilisation et Guillaume Dhérissard – directeur de sol et civilisation

« Faire territoire, un vrai défi – Cela demande tour d’abord une ingénierie du « faire ensemble » souvent absente. Faire territoire n’est en effet pas naturellement émergent, les acteurs ont par autre nature leur intérêt et leur stratégie propre, qu’il convient d’articuler sans pour autant nier les singularités de chacun. Une fonction d’animation-médiation est donc nécessaire. Celle-ci doit permettre d’associer les expertises présentes ou non, de faciliter la rencontre entre les acteurs et identifier avec eux les jeux gagnant-gagnant. Qui finance dans la durée cette ingénierie, qui est légitime pour la porter? »

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« Être acteurs de l’expertise, présenter des pistes d’action, s’ouvrir aux idées et aux débats : voilà ce que propose cet ouvrage fédérateur et original, regroupant 150 propositions, clin d’œil au 150 ème anniversaire de la SAF (Société des Agriculteurs de France), célébré par saf agr’iDées en 2017. »

Anne-Claire VIAL, présidente de sol et civilisation, a apporté sa contribution à l’ouvrage « 150 idées pour la réussite de nos agricultures » sur le thème « Agricultures et territoires » en amenant sa réflexion sur « De l’importance de penser l’ingénierie de la co-action ». Lire l’extrait

« On constate un déni de la complexité de la production agricole. Même certains acteurs sur le terrain évitent de reconnaître la complexité des métiers des agriculteurs. Que dire des personnes qui ne connaissent pas la réalité de la vie d’un agriculteur et qui profitent d’une situation médiatique pour poser des affirmations simplistes sur certaines productions ? En paraphrasant Edgar Morin nous pouvons dire : le fait que ce caractère complexe de l’agriculture est généralement ignoré indique que la crise de l’agriculture est aussi cognitive.(…) »

 

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Didier Christin est praticien-chercheur au sein de Sol et civilisation. Il travaille sur la réactualisation des pratiques de gestion en commun.

« C’est par le fait que des personnes autonomes (publiques et/ou privées) se reconnaissent, se constituent et s’organisent en tant que communauté titulaire d’un « patrimoine commun » – et donc le prennent en charge comme tel – qu’un élément, matériel ou immatériel, devient le patrimoine commun de cette communauté. »

Dans le chapitre « Cultiver » de l’ouvrage « La société de bien commun » de l’écologie Humaine, Didier Christin  présente comment le « commun » permet de mieux saisir ce que pourrait être une véritable gestion durable de l’eau et des milieux aquatiques et donc d’éclairer comment mieux la mettre en œuvre.

Afin de comprendre au mieux ce qui définit une telle gestion durable, il est important, dans un premier temps, de décrire les trois modes de prise en charge , différents et complémentaires, de la gestion de l’eau : la gestion individuelle, la gestion collective (ou par délégation) et la gestion en commun. Cette distinction permet alors d’envisager comment arriver à mobiliser les forts « potentiels d’implication » des acteurs dans la gestion de l’eau de leurs territoires.

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Pour mener nos interventions, nous mobilisons à Sol et Civilisation des concepts et des outils issus de différentes approches. C’est ainsi que nous intervenons en tant que facilitateurs stratégiques pour accompagner les acteurs d’un territoire ou d’une filière agricole.

Dans cette interview pour le magazine « Agro Mag *», Elise Levinson explique son métier de facilitatrice stratégique, pour lequel elle développe une pratique d’accompagnement au changement par la créativité : celle du Journal Créatif ©.

Portrait réalisé par Fabienne Cottret – facilitatrice  graphique

*La revue agro Mag s’adresse aux ingénieurs, aux étudiants, aux cadres, dirigeants et décideurs de l’agriculture, de l’agro-industrie, des IAA, des services, et plus généralement à tous ceux qui sont intéressés par les sciences du vivant.[Interview]

 

 Article [Interview Elise Levinson]

France Stratégie, dans une Note d’analyse de mai 2017, s’est penché sur les écarts de salaire entre les territoires.

Les écarts de salaires entre les territoires s’observent partout. Souvents attribués à deux facteurs, le premier par celui de « l’effet de composition » associé à des activités économiques et à différentes catégories socio-professionnelles dans une zone d’emploi et le deuxième par la « densité » qui s’exprime par le gains de productivité du regroupement d’activités et des personnes sur un même territoire. Mais un autre facteur est à prendre en compte, souvent moins renseigné dans la littérature économique, qui est celui des effets dits « d’externalité de capital humain ».

 

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Accédez à la note d’analyse de France Stratégie

colloque

Sol et Civilisation est partenaire* du colloque « Entre État et marché, la dynamique du commun: vers de nouveaux équilibres » les 8, 9 et 10 juin 2017 à l’Université Paris II Panthéon-Assas.

Le vendredi 9 juin, Guillaume Dhérissard (Directeur) et Didier Christin (Coordinateur du pôle recherche-action) de Sol et Civilisation animeront l’atelier 2 – Agriculture de 9h à 13h à la salle des conseils.

Consulter le programme 

Inscription obligatoire AVANT le 1 juin

*avec l’Université Paris II Panthéon-Assas, le CNRS, AFD (Agence Française de Développement), ICAM (Institut Catholique d’Arts et Métiers), Fund for Democratic Culture, CERSA (Centre d’Études et de Recherches de Science Administrative), Créative Commons France et Groupe de Sociologie Pragmatique et Réflexive.   

Et si 2017 devenait d’année du développement de ce type d’agriculture ?

Les agricultrices et les agriculteurs français traversent actuellement une grave crise de confiance et de perte de repères. Alors que les perspectives sur les marchés agricoles sont globalement favorables, l’agriculture française ne croit plus vraiment en son avenir.
Bien sûr, 2016 fut une très mauvaise année marquée, sur une partie de notre territoire, par un sinistre climatique. Mais ce n’est pas cet accident conjoncturel qui, en soit, a provoqué un tel malaise. Les racines sont beaucoup plus anciennes et profondes.

Lire l’article de Jean-Marc Séronie, agro-économiste,  paru dans la revue Paysans et société.

#agriculture collaborative #RevuePaysansetsociété @jmseronie

axel-kahn-1Le magazine des Parcs naturels régionaux publie dans son numéro de mars 2017 une interview d’Axel Kahn,
« Les Parcs ne sont pas des musées de la nature ».

Axel Kahn est généticien, chercheur et enseignant. Il est aussi grand ambassadeur des Parcs naturels régionaux, un amoureux des territoires, curieux en général et de l’humain en particulier.

« La ruralité a elle-même stoppé son déclin et les Parcs régionaux y participent grandement » 

Lire l’article 

 

 

vtyof6so_400x400A l’occasion des prochaines échéances électorales, 31 associations agissant sur les territoires ruraux, dont Sol et Civilisation, ont décidé de porter les voix de la ruralité dans le débat public à l’initiative de l’Association nationale nouvelles ruralités (ANNR)

Le développement équilibré et intégré du territoire national en Europe passe par la complémentarité et la vitalité de tous ses voixruraliteterritoires, urbains et ruraux, sans hiérarchie ni condescendance.

La ruralité n’est pas ce qui reste à la porte des métropoles pour leur servir de déversoir ou de grenier à blé. C’est un socle de savoir faire, de savoir être et d’initiatives innovantes et porteuses de sens ; une bonne articulation des dynamiques territoriales est une chance pour construire l’avenir d’une France moderne, attractive et apaisée. Le développement des coopérations entre tous les territoires dans leur diversité est un creuset pour imaginer un futur possible aux nouvelles générations, tout en répondant aux défis de la nécessaire transition écologique, économique et sociale des territoires ruraux.

 

Les grandes idées des « Voix de la ruralité » :
– Politiques publiques adaptées et élaborées avec la participation des citoyens et de leurs organisations, (associations, élus locaux, citoyens tirés au sort, instances de démocratie participative…). La
déclinaison de ces politiques s’appuiera sur une gouvernance et des moyens humains partagés dans chaque territoire organisé.
– Une loi d’orientation et de programmation pour la ruralité traduisant une stratégie nationale d’équilibre en capacité de garantir aux territoires à la fois une reconnaissance de leur diversité et une
égalité des chances. Cette loi cadre doit comporter une démarche horizontale et interministérielle, une programmation financière stable sur 10 ans, une agence nationale des territoires et un fonds
national de revitalisation avec un financement dédié.
– Un « agenda rural », engagement de l’Europe en faveur d’une politique d’investissement et de développement perceptible par les habitants et les entrepreneurs.

Refusant toute forme de populisme, les signataires s’engagent à participer à l’élaboration d’un récit républicain sur une ruralité créative, innovante, accueillante, active et respectueuse. Ils souhaitent rencontrer une volonté politique forte pour donner confiance, espoir, fierté et ambition aux habitants, entrepreneurs et associations de ces territoires, offrant une vraie voie pour une ruralité partie prenante du projet de la France.

, , , , les grandes orientations pour la seront présentées le 13 mars à Paris.

Suivez le mouvement via Twitter : @VoixDeRuralite

 

2041Comment les territoires ruraux peuvent-ils contribuer, localement comme globalement, à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable ? C’est cette question que l’ouvrage « Des territoires vivants pour transformer le monde » se propose d’explorer. Il met notamment l’accent sur les interactions entre acteurs, échelles et dispositifs, tant à l’échelle locale que dans la perspective globale des Objectifs du développement durable. Il s’appuie pour cela sur l’expérience et les points de vue de plus de 150 chercheurs et experts du Cirad, de l’AFD et de leurs partenaires.

Sur quelles ressources se fonde le développement d’un territoire ? Qu’est-ce qu’une gestion territoriale des ressources ? Quelles spécificités et opportunités présente l’organisation territoriale pour la production agricole, la régulation des filières, les services ? Comment se conçoivent et s’appliquent des politiques publiques territoriales ? Quelles méthodes et outils mobiliser pour le développement territorial ?

Cet ouvrage présente une diversité d’études illustrant la façon dont acteurs, échelles et périmètres d’intervention, dispositifs interagissent pour le développement des espaces ruraux dans les pays du Sud.

Des territoires vivants pour transformer le monde
P. Caron, E. Valette, T. Wassenaar, G. Coppens d’Eeckenbrugge, V. Papazian, éd. Scientifiques
Ed. Quae, 2017